Pneus d'hiver ou traction intégrale : qu'est-ce qui compte vraiment?

La traction intégrale aide à partir, pas à freiner. Ce que dit la loi au Québec et quand l'intégrale vaut vraiment son prix.

« Il me faut un 4 roues motrices pour l'hiver. » C'est une des phrases qu'on entend le plus chez les concessionnaires au Québec. C'est à moitié vrai : la traction intégrale aide, mais ce sont les pneus qui font la plus grosse différence.

Ce que dit la loi

Au Québec, tous les véhicules de promenade immatriculés au Québec doivent être équipés de pneus d'hiver du 1er décembre au 15 mars. Les pneus doivent porter le pictogramme de la montagne avec un flocon (ou être cloutés) et avoir une profondeur de bande de roulement d'au moins 1,6 mm. Le gouvernement recommande au moins 4,8 mm. L'amende va de 200 $ à 300 $.

Ce que fait vraiment la traction intégrale

La traction intégrale envoie la puissance aux quatre roues. Elle aide surtout à partir et à monter une côte enneigée. Mais pour freiner et tourner, elle ne fait presque rien : c'est l'adhérence des pneus qui travaille.

C'est pour ça qu'un VUS à traction intégrale avec des pneus quatre saisons peut se sentir confiant… jusqu'au premier freinage d'urgence.

Le classement réel en hiver

  1. Intégrale + bons pneus d'hiver : le meilleur des deux mondes.
  2. Traction avant + bons pneus d'hiver : étonnamment efficace pour la grande majorité des trajets.
  3. Intégrale + pneus usés ou quatre saisons : facile à démarrer, mais freine mal.
  4. Propulsion + pneus usés : à éviter.

Quand la traction intégrale vaut son prix

En ville, sur des rues déneigées, une traction avant avec de bons pneus d'hiver suffit généralement. L'intégrale coûte plus cher à l'achat, consomme un peu plus et ajoute de l'entretien.

Conseils pratiques

Dans le questionnaire, la question sur l'hiver ajuste le poids de la traction intégrale selon votre réalité, plutôt que de l'imposer à tout le monde.